Publié le 07/10/2019  Dans : Consommation - Economie  0 Commentaire   Vu 48 fois

1,6 million d'euros de l'UE pour 400 travailleurs licenciés de Carrefour

La Commission européenne a proposé d'accorder à la Belgique une enveloppe de 1,6 million d'euros au titre du Fonds européen d'ajustement à la mondialisation (FEM) pour aider 400 travailleurs licenciés de Carrefour Belgique à trouver un nouvel emploi.

Marianne Thyssen, commissaire européenne pour l'emploi, les affaires sociales, les compétences et la mobilité des travailleurs, a déclaré à ce propos: «La solidarité de l'UE est essentielle pour soutenir les travailleurs vulnérables. Le secteur du commerce de détail peine à s'adapter aux changements du commerce mondial. Je suis convaincue que le soutien proposé au titre du Fonds européen d'ajustement à la mondialisation aiderait les travailleurs touchés dans leur transition pour acquérir de nouvelles compétences, trouver un nouvel emploi ou créer leur propre entreprise.»

La Belgique a demandé le soutien du FEM à la suite du licenciement de 1 019 personnes de la société Carrefour Belgique. Ces pertes d'emploi résultent de modifications majeures de la structure du commerce mondial découlant de la mondialisation, et notamment du renforcement de la concurrence dans le domaine des achats en ligne effectués auprès de vendeurs établis hors UE.

En raison de la situation particulièrement difficile en matière d'emploi en Wallonie, l'aide financière sera destinée à 400 travailleurs licenciés dans cette région. Ces anciens travailleurs pourront profiter de mesures cofinancées par le FEM. Outre les travailleurs, jusqu'à 330 jeunes de moins de 25 ans ne travaillant pas et ne suivant pas d'études ni de formation (NEET), se verront également offrir un soutien. Tant les travailleurs que les NEET bénéficieront de services actifs d'orientation professionnelle, d'une aide à la recherche d'emploi, de formation professionnelle, d'une promotion de l'esprit d'entreprise et de contributions pour créer leur propre entreprise.

Le coût total de ce train de mesures est estimé à 2,7 millions d'euros, dont 1,6 million seraient pris en charge par le FEM. La proposition va maintenant être soumise à l'approbation du Parlement européen et du Conseil des ministres de l'UE.

Contexte

La concurrence accrue des magasins en ligne hors UE a une incidence majeure sur les ventes de magasins traditionnels dans l'Union. Le train de mesures d'aide proposé aujourd'hui concerne les hypermarchés de Carrefour Belgique. Bien que les licenciements concernent l'ensemble du pays, la Belgique s'attend à ce qu'ils aient un effet négatif particulièrement important en Wallonie. Les effets attendus sont liés à la rareté des emplois et aux difficultés de redéploiement des travailleurs âgés de plus de 50 ans. En 2018, le taux de chômage en Wallonie (8,6 %) était plus de deux fois supérieur au taux de chômage en Flandre (3,5 %).

La libéralisation des échanges avec le reste du monde a des effets globalement positifs sur la croissance et l'emploi, mais elle peut aussi provoquer des réductions d'effectifs, en particulier dans des secteurs vulnérables et parmi les travailleurs peu qualifiés. Le FEM a été mis en place dans un esprit de solidarité européenne et pour aider ceux qui doivent s'adapter aux conséquences de la mondialisation. Depuis sa création en 2007, le Fonds a reçu 161 demandes d'intervention. Environ 635 millions d'euros ont été demandés pour soutenir plus de 151 000 travailleurs et 4 429 jeunes ne travaillant pas et ne suivant pas d'études ni de formation (NEET).

Le Fonds a été maintenu pour la période 2014-2020 en tant qu'expression de la solidarité de l'UE, et son mode de fonctionnement a été amélioré. Son champ d'application englobe désormais, outre les travailleurs licenciés en raison de la crise économique, les travailleurs à durée déterminée, les travailleurs indépendants et, par voie de dérogation, les jeunes ne travaillant pas et ne suivant pas d'études ni de formation (NEET) et qui résident dans une région dont le taux de chômage des jeunes est supérieur à 20 %, jusqu'à concurrence du nombre de travailleurs licenciés bénéficiant de l'aide.

>> Source : communiqué de presse Commission européenne

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