Publié le 22/07/2019  Dans : Transport  Vu 171 fois

Un nouveau composant pour les lignes ferroviaires qui réduit les coûts de construction et d’entretien

Un nouveau composant pour les lignes ferroviaires qui réduit les coûts de construction et d’entretien

Une société d’infrastructures basée sur la côte est de l’Espagne a élaboré un composant pour les lignes ferroviaires qui réduit considérablement les coûts d’installation et d’entretien et améliore le confort des passagers. Grâce au projet DIGITALIA 2, TORRESCAMARA propose désormais ses dalles de transition en béton dans les appels d’offres destinés à la construction et à l’entretien de voies ferrées conventionnelles et à grande vitesse, dans son pays d’origine comme à l’étranger.

«Des marchés de plusieurs dizaines de millions d’euros sont attribués, parfois pour des différences entre les offres inférieures à 1 %. Disposer d’outils qui rendent l’entreprise plus compétitive s’avère donc essentiel», a déclaré José Luis Pérez, coordinateur technique de DIGITALIA 2.

Les dalles sont des composants pouvant être installés sur des sections de voie ferrée où un train passe d’une zone de remblai à un pont, un tunnel ou un viaduc, ce qui provoque une modification brutale des charges dynamiques. Sans ce type de dalle, la voie serait endommagée quand le train circule entre les différentes sections.

Les «dalles de transition» traditionnelles, comme on les appelle, utilisent des matériaux granulaires souvent traités avec du ciment et, bien qu’elles soient disponibles dans plusieurs types de catalogues, leur fabrication et leur mise en place prennent parfois des mois. «Les matériaux granulaires ont des exigences spécifiques qui rendent souvent la solution coûteuse et inadéquate sur le plan environnemental», a déclaré José Luis Pérez. «La qualité de la solution, en raison de la variabilité des matériaux, est difficile à contrôler.»

En revanche, les nouvelles dalles, initialement mises au point au cours du projet DIGITALIA et peaufinées au cours de DIGITALIA 2, sont de simples composants en béton préfabriqués qui peuvent être produits par n’importe quel fabricant et normalisés pour la zone requise. «L’installation ne prend que quelques heures et permet de réduire considérablement les coûts d’entretien dans ces zones», a déclaré José Luis Pérez.

Un rêve en termes d’entretien

La réduction des coûts dans les zones de transition est particulièrement attractive pour les opérateurs ferroviaires puisqu’ils représentent actuellement 10 % des dépenses d’entretien de l’UE alors qu’ils ne représentent que 2,8 % en termes de longueur de voie, pour un coût de 471 millions d’euros par an.

TORRESCAMARA estime que les directeurs de construction pourraient économiser jusqu’à 2 % des coûts de construction et 10 % des coûts d’entretien des lignes ferroviaires. Le projet a poursuivi les activités de recherche et de développement entreprises au cours du projet DIGITALIA précédent, en améliorant la conception des dalles grâce à la création de nouveaux logiciels et en démontrant leurs performances aux opérateurs ferroviaires, aux entreprises de construction et aux ingénieurs ferroviaires.

Les développeurs espèrent que les dalles finiront par être incluses dans les spécifications des propriétaires d’infrastructures ferroviaires et indiquent qu’ils envisageraient d’octroyer des licences concernant cette solution à d’autres fabricants.

Le plan d’activités de TORRESCAMARA consiste à proposer ces dalles lorsqu’il participe à des appels d’offres de conception, de construction ou d’exploitation de lignes afin de l’aider à pénétrer de nouveaux marchés. Ses projets existants comprennent deux tronçons de ligne à grande vitesse en Espagne, de Madrid à la Galice et de Valladolid à Burgos, ainsi que la gare de Médine sur la ligne à grande vitesse Haramain en Arabie saoudite. La société a également participé à des appels d’offres pour des concessions au Pérou, en Colombie et en Uruguay.

Si ses dalles sont incluses dans les spécifications internationales ou si elle remporte son premier contrat majeur d’installation sur une ligne de chemin de fer, attirer des opérateurs de l’étranger augmenterait les revenus de TORRESCAMARA d’environ 20 à 25 millions d’euros par an.

Le financement de l’UE l’a aidée à se préparer à exploiter un marché en croissance des infrastructures de transport, représentant un investissement de 838 milliards d’euros en 2014 et qui devrait atteindre 1 395 milliards d’euros d’ici 2025, selon un rapport de recherche d’Oxford Economics et de PwC. Le transport ferroviaire devrait augmenter de plus de 60 %.

>> Pour aller plus loin (en anglais) : http://www.torrescamara.com/en/areas-of-activity/innovation