Publié le 10/04/2019  Dans : Consommation - Economie  Vu 242 fois

Semaine de l'eau 2019 : Veolia oeuvre pour une économie de l’assainissement pour tous

Semaine de l'eau 2019 : Veolia oeuvre pour une économie de l’assainissement pour tous

Au siège de la Banque mondiale à Washington, le 2 avril dernier, Laurent Auguste, Directeur développement, innovation et marchés de Veolia, est intervenu durant la plénière d’ouverture de la Semaine de l'eau, sur le thème de “l’accès sécurisé à l'eau pour tous”.  Il a mis l’accent sur la nécessité de développer un modèle économique d'assainissement disruptif pour les citoyens à faible revenu, basé sur les principes de l’économie circulaire, permettant de créer de la valeur.

Entrer dans une économie durable de l’assainissement 

Deux milliards de personnes, dont un milliard vivant dans des bidonvilles, n’ont pas d’accès à des toilettes ou à l’assainissement. Pour Laurent Auguste, il faut privilégier une approche fondée sur les principes de l’économie circulaire et créatrice de valeur.
Selon lui en effet, la seule manière pour les pays en développement d’atteindre l’Objectif de développement durable n°6 de l’ONU “Eau et assainissement pour tous”, est de compenser les investissements par la valorisation des déchets, dans des boucles d’économie circulaire.

Le cas du bidonville de Nairobi

Laurent Auguste a cité l’exemple d’un bidonville de Nairobi au Kenya, où vivent un million d’habitants. Dans le cadre de son partenariat avec la Toilet Board Coalition, Veolia a identifié des start-up capables de déployer des solutions d’accès à l’assainissement à grande échelle. L’une d’elles notamment s’appuie sur l’élevage de larves de mouches à partir des déchets ; celles-ci sont ensuite valorisées sous la forme de protéines destinées à l’élevage ou d’engrais pour l’agriculture locale, constituant ainsi une alternative de qualité aux engrais chimiques.

Le modèle économique de cette valorisation est viable. Ce projet implique également une phase “aval” pour construire 25 000 toilettes et en collecter les déchets via des conteneurs. Cette phase - qui implique des investissements initiaux - nécessitera un financement par des « social impact bonds » qui mesurent les impacts positifs, sociaux et sanitaires. Au final, on pourrait déployer ce modèle pour un coût de 10 dollars par personne et par an, à comparer aux 50 dollars moyens par personne et par an qu’impliquent des approches d’assainissement traditionnelles. Des investisseurs comme la Banque Mondiale et l’International Finance Corporation pourraient abonder avec des “fonds fléchés” au gouvernement du pays. Ce projet qui repose sur la valorisation par l’économie circulaire pourra être lancé dès cette année et déployé sur 3 à 5 ans Laurent Auguste Directeur développement, innovation et marchés


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