La certification des produits industriels et des services en 7 questions
Le guide de la certification. |
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1.0 Certification, marquage CE, label… de quoi s’agit-il ?
La certification est une procédure par laquelle une tierce partie, l’organisme
certificateur, donne une assurance écrite qu’un système d’organisation, un processus,
une personne, un produit ou un service est conforme à des exigences
spécifiées dans une norme ou un référentiel.
La certification est un acte volontaire qui peut procurer aux entreprises un
avantage concurrentiel. C’est un outil de compétitivité qui établit la confiance
dans leurs relations avec leurs clients. Elle est délivrée par des organismes certificateurs
indépendants des entreprises certifiées ainsi que des pouvoirs publics.
Certification et qualité
Qualité et certification apparaissent le plus souvent comme complémentaires
car la certification permet à une entreprise de valoriser les efforts qu’elle a accomplis
dans le sens de la qualité. Cependant, la mise en oeuvre d’une démarche qualité
n’est pas toujours liée à une recherche de certification. De même, l’obtention
d’une certification n’est pas forcément un gage de la qualité des produits ou des
services offerts par l’entreprise puisqu’elle constate la conformité à des « exigences
spécifiées » qui peuvent être fixées à un niveau qui ne correspond pas aux
attentes des consommateurs.
Certification et label
On peut rencontrer des démarches de type « label » (hors du domaine agricole
ou alimentaire) ou « contrôlé par un organisme indépendant ». Elles ne constituent
pas des certifications. Ces pratiques ne sont pas encadrées par des dispositions
réglementaires mais sont licites tant qu’elles n’induisent pas de confusion
avec une véritable certification dans l’esprit du public.
Il faut également noter qu’une certification n’est pas une indication d’origine
ou de provenance géographique comme peut l’être un label agricole.
Certification et marquage CE
Il convient de distinguer la certification volontaire du marquage CE. Ce dernier
est obligatoire pour les produits relevant d’une directive européenne « Nouvelle
Approche » et confère à ces produits le droit de libre circulation dans tous les pays
de l’espace économique européen. Pour apposer le marquage CE sur ses produits,
le fabricant doit réaliser ou faire réaliser les contrôles et essais qui lui permettent
d’en vérifier la conformité, aux exigences définies dans la ou les directives concernées.
Un marquage CE n’est pas une marque de qualité : il est destiné aux services
de contrôle du marché et non pas aux consommateurs. Autre différence importante,
les conditions d’apposition du marquage CE sont définies dans chaque
directive, elles n’impliquent l’intervention d’un organisme tiers que pour les produits
présentant des risques graves.
Sous certaines conditions, la certification de produits peut se maintenir, dans les domaines couverts par le marquage CE. Les marques de conformité à des
normes ou spécifications techniques doivent dans ce cas apporter une valeur ajoutée
par rapport aux procédures réglementaires (conditions d’installation, suivi de
fabrication, aptitude à l’emploi…) non prévues par les directives. C’est alors au
marché de juger de la valeur de ces marques.
>> Suite avec : Quels sont les différents types
de certifications volontaires ?
>> Les fiches pratiques sur la qualité >> Le guide pratique de la certification
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