Avec l’aide du réseau CRI, deux PME ont uni leurs forces,
en Espagne et en Italie, pour mettre à la disposition
d’entreprises biotechnologiques la puissance des supercalculateurs,
en recourant à l’option plus économique de
l’algorithmique parallèle.
Sans la formidable puissance de calcul dont nous disposons,
la cartographie des 3 milliards de paires de base de l’ADN
qui composent le génome humain n’aurait pas été possible.
Et même, aucun institut de recherche ni aucun pays n’aurait
pu y parvenir seul, et les partenaires du projet Génome
humain étaient basés en Europe, aux États-Unis, au Japon,
en Chine et ailleurs.
À présent, le décodage du “livre de la vie” est en cours et les
scientifiques se penchent sur des sections du génome pour
tenter de comprendre le fonctionnement de divers brins
d’ADN et de certaines protéines. Toutefois, les données sont
dispersées sur plus de 20 gigantesques banques de données
dans le monde, ce qui nécessite une technologie permettant
de les interroger efficacement et une énorme puissance de
calcul. Généralement, seuls les plus grands laboratoires et ou
les grosses sociétés disposent de ce genre de capacité.
Deux petites entreprises ont formé une alliance – grâce à la
médiation du CRI ALPS(1) à Turin et du CRI Pays Basque(2) à
Bilbao – pour mettre une puissance équivalente à celle des
“supercalculateurs” à la disposition des chercheurs en biotechnologies
qui étudient ces blocs de construction de la vie.
.La société italienne Aethia développe une méthode de calcul
parallèle qui permet de relier plusieurs ordinateurs normaux
afin de produire des niveaux combinés de puissance qui rivalisent avec ceux des supercalculateurs. NorayBio, en
Espagne, met au point de nouveaux outils bio-informatiques
pour l’acquisition, l’analyse et la gestion des informations
générées par les biosciences.
BLAST
“L’expertise des deux entreprises est complémentaire”, commente
Gianpaolo Perego, d’Aethia. “Ensemble, nous pouvons
construire des solutions capables de traiter l’énorme
quantité des données qui interviennent aujourd’hui dans ce
genre de recherches.”
Aethia a développé une version de l’outil de recherche BLAST
(Basic Local Alignment Search Tool), appelée PowerBLAST,
qui divise les requêtes individuelles en sous-requêtes, réduisant
ainsi le temps de calcul pour chaque recherche.
Marta Acilu de NorayBio explique: “L’idée était que nous
pourrions appliquer cette technologie de calcul parallèle
dans nos produits mis au points pour des ordinateurs
normaux, et peut-être créer de nouvelles applications qui
n’auraient pas été possibles autrement.”
Les PME ont signé un accord de coopération qui prévoit un
transfert réciproque des technologies appartenant aux deux
entreprises. Elles coopéreront aussi pour commercialiser
mutuellement leurs produits et participer conjointement à
des projets financés par l’UE.
(1) http://www.to.camcom.it/alps_irc
(2) http://www.spri.es/
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Gianpaolo Perego, Aethia
Tél. +39 125 538 824
info@aethia.com
http://www.aethia.com/
Marta Acilu, NorayBio
Tél. +34 944 036 998
acilu@noraybio.com
http://noraybio.com/
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