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Depuis les années 90, l’Union européenne
remanie également le troisième
élément de sa stratégie de sécurité
alimentaire, c’est-à-dire son
dispositif visant à assurer le respect de
la législation en matière de sécurité alimentaire.
Les modifications mises en
oeuvre ont pour but de clarifier les missions
respectives des différents intervenants
et d’assurer aux consommateurs
le même niveau de protection, où
qu’ils vivent.
L’échantillonnage régulier, mais aléatoire,
est progressivement délaissé pour
accorder une attention accrue aux
sources de risque les plus importantes.
Le risque peut être élevé parce qu’un
produit particulier est échangé en
grandes quantités, ou parce qu’un produit
ou la région d’où il provient est
connu pour être sujet à une maladie
végétale ou animale particulière.
L’Union examine également la sécurité
alimentaire sous un angle plus large.
Au lieu de se concentrer uniquement
sur la contamination, les autorités européennes élargissent à présent le
champ de leurs contrôles pour vérifier
plus systématiquement la conformité
des produits aux exigences d’information
des consommateurs et aux règles
relatives à la composition des aliments.
L’Office alimentaire et vétérinaire
(OAV), antenne de la Commission européenne
dont le siège se trouve à
Grange, en Irlande, joue un rôle important
dans la vérification du respect des
règles. Forte d’une centaine d’inspecteurs,
l’équipe de l’OAV se déplace aux
quatre coins de l’Union, mais aussi du
monde, afin de vérifier si des mécanismes
adéquats sont en place pour
contrôler et assurer l’application des règles. Dans le cadre de ces vérifications
sur place, les inspecteurs peuvent se rendre chez des producteurs ou dans
des établissements de transformation afin de vérifier l’efficacité de ces mécanismes
dans la pratique. Au besoin, l’OAV peut envoyer des inspecteurs en réaction à l’apparition d’une maladie, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’Union.
Système d’alerte rapide
Le système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF) permet de
diffuser rapidement des informations sur l’apparition de nouveaux risques pour le consommateur. Lorsque
les services officiels d’un État membre de l’Union repèrent une denrée alimentaire ou un aliment pour animaux
qui, selon eux, pourrait présenter un risque pour les consommateurs, ils passent par ce réseau pour
diffuser des informations sur ce risque et sur les mesures qu’ils ont prises pour empêcher l’entrée du produit
en question dans la chaîne alimentaire. De cette manière, le risque est connu très rapidement dans
toute l’Union et les autorités des autres pays peuvent agir rapidement si elles estiment que leurs propres
citoyens sont également exposés.
L’alerte est donnée pour des raisons diverses, qu’il s’agisse de la découverte de salmonelle dans de la viande
ou de l’utilisation de colorants dangereux dans des épices, de la présence de mercure dans du poisson ou
de l’importation de poisson en provenance d’établissements de transformation non agréés. La Commission
européenne se trouve au coeur d’un réseau dont font également partie les autorités nationales et l’EFSA.
Elle publie les alertes sur l’internet. |
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