Il est important de relativiser la notion de « haut débit » utilisée pour cet indicateur. D’une part,
un débit de 128 kbps ne peut pas raisonnablement être considéré comme « haut » (la définition la
moins exigeante, celle de la FCC américaine, considère que le « haut débit » commence à 200
kbps sur la voie descendante et la voie montante). D’autre part, le débit devrait se mesurer au
poste de travail (en tenant compte du nombre de personnes connectées en même temps), et non
à l’entrée de l’entreprise.

France :
Selon l’enquête de l’Idate de fin 2005, les entreprises, de 200 salariés et plus, sont toutes
équipées d’un accès Internet à haut débit (câbles, ADSL ou liaison louée). 80 % des PME de 20 à
50 salariés sont connectées à l’internet à haut débit. Les connexions par l’ADSL sont
prédominantes et représentent 95 % des entreprises équipées. Par ailleurs, plus de la moitié des
micro-entreprises de 3 à 9 salariés utilisent également la connexion à haut débit.
Selon l’enquête de BNP Paribas Lease Group de 2005, 89 % des PME françaises (de 6 à 200
salariés) sont équipées en connexion haut débit (ADSL, ligne spécialisée, BLR, câbles) contre 75 %
l’année précédente et 62 % en 2003.
Rappelons que l’enquête communautaire sur les TIC, réalisée fin 2002 en France, indiquait que
52 % des entreprises de 20 salariés et plus étaient connectées à l’internet à haut débit.
International :
Selon l’enquête communautaire sur les TIC (Eurostat), effectuée début 2005, les deux tiers des
entreprises de 10 salariés et plus de l’UE-15 disposent d’un accès large bande à l’internet, contre
55 % en 2004. Ce taux de connexion à l’internet à haut débit dépasse même 80 % dans la
majorité des pays de l’Europe du Nord (Suède, le Danemark et la Finlande). Aux Pays-Bas et en
Espagne, quasiment les trois quarts des entreprises ont un accès large bande à l’internet. Au
Royaume-Uni et en Allemagne les taux de connexion à l’internet à haut débit sont légèrement endeçà
de la moyenne de l’UE-15.

Tendance 2006 :
La connexion à haut débit devient la norme mais selon les régions et les secteurs d’activité, des
écarts peuvent encore être importants. L’étude BNP Paribas souligne l’influence prépondérante du
dirigeant sur la dynamique de l’équipement technologique de l’entreprise.