
Confrontée à un
véritable risque de
marginalisation au
lendemain de la Seconde
Guerre mondiale avec la
destruction des arsenaux de
Brest et de Lorient, la
Bretagne est aujourd’hui la
5e région industrielle
française en terme d’effectifs
employés. Un sursaut qui
s’explique par le
développement d’une filière
agroalimentaire performante
et l’arrivée d’un certain
nombre de secteurs
d’activité nouveaux comme
les cosmétiques (Yves
Rocher) ou la mécanique
(Legris). Sans compter la
vague importante de
décentralisations intervenue
au début de la décennie
1960 : Citroën à Rennes et
le Cnet à Lannion.
Faiblement diversifiée
(quatre secteurs occupent
60 % des effectifs),
l’industrie bretonne a dû
faire face à une série de
mutations importantes au
cours des deux dernières
décennies. Elles ont
concerné principalement les
télécommunications et
l’électronique où de
nombreuses restructurations
ont été accomplies.
Aujourd’hui, avec la
labellisation de plusieurs
pôles de compétitivité dans
la région, la Bretagne
s’inscrit résolument dans
une dynamique d’action
concertée entre les
entreprises, les laboratoires
de recherche et les centres
de formation.
Nombre d’établissements : 2 169
Effectifs salariés : 154 395
Principaux secteurs d’activité : industrie de la viande (21 %),
industrie alimentaire (9 %),
automobile (7 %), construction
navale (4 %), plasturgie (4 %).
| Population active ayant un emploi et chômeurs par sexe |
|
Bretagne |
Région/France entière (%) |
| Population active ayant un emploi |
1 123 046 |
4,8 |
| Hommes |
618 923 |
4,8 |
| Femmes |
504 123 |
4,8 |
| Chômeurs |
133 601 |
3,6 |
| Hommes |
58 062 |
3,4 |
| Femmes |
75 539 |
3,8 |
Source : INSEE, recensement de la population de 1999 au lieu de résidence
| Nombre d'établissements du champ ICS(1) au 1er janvier |
| |
Bretagne |
Région/France entière |
| |
2004 |
| Industries agricoles et alimentaires |
4 558 |
6,1 |
| Industrie des biens de consommation |
2 835 |
3,4 |
| Industrie automobile |
114 |
4,2 |
| Industries des biens d’équipement |
2 434 |
4,9 |
| Industries des biens intermédiaires |
2 821 |
3,6 |
| Energie |
380 |
3,0 |
| Construction |
17 724 |
4,9 |
| Commerce |
32 300 |
4,1 |
| Transports |
4 287 |
3,8 |
| Activités immobilières |
2 767 |
3,1 |
| Services aux entreprises |
16 164 |
3,2 |
| Services aux particuliers |
21 023 |
4,7 |
| Education, santé, action sociale (2) |
16 631 |
4,7 |
| Total |
124 038 |
4,2 |
(1) Champ ICS : ensemble des secteurs marchands de l'industrie, de la construction, du commerce et des services.
(2) Etablissements du secteur privé.
Source : INSEE - Répertoire Sirène
Démographie des entreprises : le boom des créations d’entreprises marque le pas en 2005 (Octant n° 105)
Sandra Chirazi
En Bretagne, 12 412 entreprises ont été créées au cours de l’année 2005. Après une année record en la matière, la création d’entreprises marque le pas. Cependant, dans la région, comme France entière, le nombre d’unités créées au cours de l’année demeure à un niveau très élevé.
Les secteurs d’activités les plus concernés sont toujours le commerce et les services. Par ailleurs, le nombre de défaillances progresse légèrement mais demeure peu élevé.
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Les transferts d’établissements pour la Bretagne entre 2002 et 2004 (Octant n° 104)
Entre 2002 et 2004, on recense pour la Bretagne 7 300 transferts d’établissements dont les trois quarts sont des déménagements à l’intérieur de la région.
Ces mouvements s’effectuent en général sur de courtes distances, et concernent dans 90 % des cas des établissements de moins de dix salariés. Les établissements exercent le plus souvent dans les domaines du conseil aux entreprises, du médical ou du paramédical.
Parmi les transferts extra régionaux, la moitié sont des départs ou des installations d’établissements d’Ile-de-France ou des Pays de la Loire.
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Les repreneurs d’entreprises en Bretagne (Octant n° 103)
Sandra Chirazi
Les créations d’entreprises par reprise se distinguent des créations pures sur presque tous les plans : plus grandes, dans des secteurs différents, ce sont aussi plus souvent des sociétés et en général elles survivent mieux que les créations ex nihilo.
Les repreneurs bretons sont plus diplômés, mieux entourés, leur projet est mieux préparé et leur budget est plus conséquent que nationalement.
Cette étude a été réalisée avec le concours du conseil régional de Bretagne, dans le cadre d’un partenariat avec la Caisse des Dépôts de Bretagne, OSEO-Batiroc, la Banque Populaire de l’Ouest, la chambre régionale de commerce et d’industrie et la chambre de métiers et de l’artisanat de Bretagne.
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