
Réputée pour son
activité agricole et
agroalimentaire, la
Bourgogne est aussi une
région de tradition
industrielle forte avec des
bassins d’emploi
historiques aussi célèbres
que ceux du Creusot,
d’Imphy ou de
Gueugnon.
Résultat :
l’industrie occupe encore
aujourd’hui 21 % des
salariés dans l’ensemble
de la région. Confrontée
depuis une vingtaine
d’années à une série de
mutations industrielles
difficiles, dans la
métallurgie et le textile
notamment, la Bourgogne
s’est résolument orientée
vers la fabrication de
produits à haute valeur
technologique. Trois
secteurs d’activité ont
ainsi été privilégiés : la
parapharmacie, le
caoutchouc et
l’électronique. Attirés par
la situation géographique
favorable de la région,
des groupes industriels
comme Fournier, Sanofi-
Aventis, Michelin, Alstom,
Philips ou Schneider
Electric ont en effet
procédé au cours de la
dernière décennie à des
investissements
significatifs dans
différents départements
de la région. Autre atout
important : l’industrie
agroalimentaire qui, avec
deux pôles de
compétitivité labellisés,
constitue un moteur
important du dynamisme
régional.
Nombre d’établissements : 1 423
Effectifs salariés : 99 566
Principaux secteurs d’activité : matériel électrique (6 %), sidérurgie
(5 %), plasturgie (5 %), travail
des métaux (4 %), produits
métalliques (4 %).
| Population active ayant un emploi et chômeurs par sexer |
|
Bourgogne |
Région/France entière (%) |
| Population active ayant un emploi |
624 723 |
2,7 |
| Hommes |
349 201 |
2,7 |
| Femmes |
275 522 |
2,6 |
| Chômeurs |
83 451 |
2,3 |
| Hommes |
36 399 |
2,1 |
| Femmes |
47 052 |
2,4 |
Source : INSEE, recensement de la population de 1999 au lieu de résidence
| Nombre d'établissements du champ ICS(1) au 1er janvier |
| |
Bourgogne |
Région/France entière |
| |
2004 |
| Industries agricoles et alimentaires |
2 259 |
3,0 |
| Industrie des biens de consommation |
1 620 |
1,9 |
| Industrie automobile |
87 |
3,2 |
| Industries des biens d’équipement |
1 334 |
2,7 |
| Industries des biens intermédiaires |
2 498 |
3,2 |
| Energie |
323 |
2,5 |
| Construction |
9 208 |
2,6 |
| Commerce |
18 865 |
2,4 |
| Transports |
2 324 |
2,0 |
| Activités immobilières |
1 477 |
1,6 |
| Services aux entreprises |
8 798 |
1,7 |
| Services aux particuliers |
10 097 |
2,2 |
| Education, santé, action sociale (2) |
7 551 |
2,1 |
| Total |
66 441 |
2,2 |
(1) Champ ICS : ensemble des secteurs marchands de l'industrie, de la construction, du commerce et des services.
(2) Etablissements du secteur privé.
Source : INSEE - Répertoire Sirène(1) Champ ICS : ensemble des secteurs marchands de l'industrie, de la construction, du commerce et des services.
(2) Etablissements du secteur privé.
Emploi des jeunes : intérim, une première étape vers plus de stabilité
Annick Détroit
En 1999, 23 000 jeunes Bourguignons âgés de 15 à 30 ans ont trouvé leur premier emploi.
Plus de 20 % d’entre eux sont intérimaires, une part importante que l’on retrouve dans la plupart des régions de tradition industrielle du nord-est. Trois ans plus tard, en 2002, l’emploi de ces jeunes apparaît plus stable : moins de 5 % sont intérimaires. Leurs qualifications se sont élevées. Toutefois, pendant cette période d’insertion, la mobilité est importante : la moitié des jeunes débutants a changé d’entreprise et un tiers, de secteur d’activité. En Bourgogne, près d’un débutant sur deux (47 %) relève d’un parcours professionnel stable, soit un peu moins que la moyenne nationale. On observe par ailleurs davantage de parcours jalonnés de missions d’intérim que France entière.
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Le Sénonais : le défi de l’attractivité
Mohamed Hilal
Le Sénonais profite de sa situation géographique aux portes de l’Île-de-France. Il attire des retraités franciliens, comme les arrondissements voisins de Montargis ou Troyes, mais aussi des jeunes ménages avec enfants. Les nouveaux arrivants tirent le profil social vers le "haut". L’économie locale, bien que créatrice d’emplois, n’arrive pas à absorber la hausse du nombre d’actifs. Le chômage est élevé et les déplacements domicile-travail en direction de l’Île-de- France s’intensifient. Parallèlement, l’arrondissement profite du desserrement des activités franciliennes.
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Dynamique des métiers : expansion, mobilité, départs à la retraite et attractivité
Xavier Migieu, Christine Ricci
Entre 1990 et 1999, le profil des emplois bourguignons a changé. Les emplois de services et notamment ceux liés à la personne se sont développés. D’après les informations disponibles sur le champ des établissements de 10 salariés et plus, cette hausse se poursuit actuellement. Le nombre d’assistantes maternelles et autres aides à domicile a ainsi doublé sur la période passant de 9 200 à 18 000 emplois. Le nombre d’agents d’entretien et celui d’employés de maison sont aussi en forte hausse : + 4 700 et + 2 200 emplois entre 1990 et 1999. L’expansion de l’emploi se constate également dans les métiers de la santé et de l’action sociale avec un gain de 3 700 professionnels de l’action sociale, culturelle et sportive,
2 700 aides soignants et 1 900 infirmiers et sages femmes. Les caissiers et employés de libre- service, les enseignants sont également plus nombreux. A l’inverse, d’autres métiers sont en baisse. De fortes baisses d’effectifs concernent les métiers relevant de l’agriculture (- 12 600 emplois d’agriculteurs) ainsi que les métiers d’ouvriers non qualifiés, de secrétaires et de vendeurs.
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