
Dix-huitième région
industrielle française,
la région Basse-
Normandie compte trois
grands secteurs d’activité.
En tête, on trouve
l’agroalimentaire qui repose
sur deux filières principales :
le lait et la viande. En
deuxième position,
l’industrie des équipementsélectriques et électroniques
(l’usine Philips-Caen compte
plus d’un millier de salariés)
est porteur d’un projet de
pôle de compétitivité sur la
monétique et les
transactions électroniques
sécurisées intéressant
l’ensemble de la région.
Enfin, avec plus de 11 %
des emplois industriels,
l’industrie automobile place
la région Basse- Normandie
au troisième rang français
dans ce domaine d’activité.
Fortement marquée par une
série de restructurations
importantes au cours des
dernières années, la Basse-
Normandie s’est résolument
engagée dans une démarche
collective d’intelligenceéconomique. Elle s’efforce également de favoriser le
développement des
transferts de technologies
entre le monde de la
recherche et celui de
l’entreprise.
Nombre d’établissements : 1 132
Effectifs salariés : 78 096
Principaux secteurs d’activité : industrie laitière (7 %), industrie de
la viande (6 %), travail des métaux
(6 %), équipements automobiles
(5 %), automobile (5 %)
| population active ayant un emploi et chômeurs par sexer |
|
Basse-Normandie |
Région/France entière (%) |
| Population active ayant un emploi |
546 517 |
2,3 |
| Hommes |
302 744 |
2,3 |
| Femmes |
243 773 |
2,3 |
| Chômeurs |
78 249 |
2,1 |
| Hommes |
35 849 |
2,1 |
| Femmes |
42 400 |
2,2 |
Source : INSEE, recensement de la population de 1999 au lieu de résidence (exploitation principale)
| Nombre d'établissements du champ ICS(1) au 1er janvier |
| |
Basse-Normandie |
Région/France entière |
| |
2004 |
| Industries agricoles et alimentaires |
2 163 |
2,9 |
| Industrie des biens de consommation |
1 371 |
1,6 |
| Industrie automobile |
89 |
3,3 |
| Industries des biens d’équipement |
967 |
1,9 |
| Industries des biens intermédiaires |
1 580 |
2,0 |
| Energie |
260 |
2,1 |
| Construction |
8 088 |
2,2 |
| Commerce |
16 855 |
2,1 |
| Transports |
1 625 |
1,4 |
| Activités immobilières |
1 203 |
1,3 |
| Services aux entreprises |
7 230 |
1,4 |
| Services aux particuliers |
10 180 |
2,3 |
| Education, santé, action sociale (2) |
6 621 |
1,9 |
| Total |
58 232 |
2,0 |
(1) Champ ICS : ensemble des secteurs marchands de l'industrie, de la construction, du commerce et des services.
(2) Etablissements du secteur privé.
Source : INSEE - Répertoire Sirène
Les entreprises de moins de 20 salariés dans l’industrie bas-normande. L’agroalimentaire concentre près de la moitié des petites entreprises industrielles.
Bruno DARDAILLON
Avec 13 200 salariés, les entreprises industrielles de moins de vingt salariés (TPEI) emploient 12 % des effectifs industriels bas-normands en 2003, dans des secteurs où les chaînes de production sont souvent peu mécanisées.
Les TPEI sont peu présentes dans les secteurs phares de l’économie régionale, sauf dans les industries agroalimentaires.
Moins exigentes en infrastructures du fait de leur taille, les TPEI sont plus présentes dans le milieu rural.
Ces TPEI sont surtout implantées dans les zones d’emploi de l’ouest de la région. La forte présence des industries agroalimentaires explique en grande partie cette forte proportion.
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Conjoncture régionale au second semestre 2005. Le tertiaire et la construction sauvent la mise.
Dragos IOAN
Freinée par le recul de l’automobile, l’industrie régionale a connu un tassement au second semestre, mais le dynamisme de la construction navale et de l’agroalimentaire offre un bilan annuel de l’industrie somme toute positif. L’érosion de l’emploi salarié a été en 2005 moins forte que pour la France entière (- 0,9 % contre - 2 %).
L’activité dans la construction, le commerce et les services a été soutenue durant le second semestre. En 2005, d’ailleurs, l’emploi a progressé significativement dans ces secteurs d’activité.
Grâce à ce climat favorable, le taux de chômage a reculé de manière importante au cours des six derniers mois de l’année à 9 % (9,5 % pour France entière). Le recul a bénéficié à toutes les catégories de chômeurs.
Les créations d’entreprises se sont poursuivies à un rythme élevé pendant la deuxième partie de l’année, le bilan de 2005 étant encore meilleur qu’en 2004 (+ 4 %), notamment grâce aux créations pures.
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L'impact de trois aides aux entreprises. Seules les entreprises les plus dynamiques en profitent vraiment.
Bruno DARDAILLON
L'aide aux investissements matériels des entreprises (FDPMI) accompagne le développement de PME performantes. Elle génère un surcroît de croissance qui profite à l'emploi.
Globalement, les entreprises retenues dans le dispositif du FDPMI sont bien celles qui ont la capacité d'en tirer avantage. Pour les autres, la perte d'opportunité est faible ou nulle.
L'aide aux investissements immatériels (ARC-FRAC) dope elle-aussi l'activité des bénéficiaires, avec un effet limité sur l'emploi. Les entreprises non aidées auraient probablement tout autant tiré parti des aides.
Entre 1995 et 2004, les aides distribuées au titre de l'ARC, du FRAC et du FDPMI s'élèvent à plus de 34 millions d'euros et concernent plus de 660 entreprises bas-normandes.
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