Dans le cadre de la politique monétaire de l’Union monétaire européenne, la
Banque centrale européenne (BCE) s’intéresse fortement à la production de
prévisions sur le développement à moyen terme des indices de prix. La BCE
observe de près les prix à la consommation, qui constituent l’indicateur de
référence pour ses objectifs en matière de politique monétaire, mais également les
prix pratiqués sur d’autres marchés de la zone euro, tels que les marchés à la
production ou les marchés de gros.
Le nouveau principal indicateur économique européen (PIEE) pour les prix à
l’importation offre à la BCE et aux autres utilisateurs un outil inédit extrêmement
utile. Mesurer l’évolution des prix à l’importation permet d’obtenir des informations
sur l’activité économique à court et moyen terme liée au commerce extérieur, ainsi
que de distinguer une véritable croissance des importations d'une simple évolution
des prix. Les indices des prix à l’importation, dont le calcul repose sur une
distinction essentielle entre les importations provenant de l’intérieur et de l’extérieur
de la zone euro, permettront d’analyser l’impact probable de l’évolution des prix à
l’importation sur les intrants utilisés dans la production intérieure, mais aussi son
incidence directe sur la consommation. À ce titre, les variations des prix à
l’importation sont à même de renseigner sur l’évolution future des prix à la
consommation. Le nouvel indicateur contribuera à la définition de conditions cadres
pour la prise de décisions économiques et monétaires justes.
L’obligation, formulée dans le règlement sur les statistiques conjoncturelles
(«règlement STS»), de fournir des informations sur les prix à l’importation (MPI) se
limite aux États membres faisant partie de la zone euro, bien qu’en pratique
quelques autres pays, notamment le Danemark, la Suède, la Norvège et la Suisse,
communiquent également ce type d’informations à Eurostat. Afin d’aider au calcul
d’un indice des prix à l’importation pour un agrégat composé des pays de la zone
euro, plusieurs pays ont choisi de participer au système d’échantillonnage
européen, qui limite la collecte de données (et réduit dès lors les coûts et la charge
y afférents) de chaque pays participant aux produits de la CPA (classification des
produits associée aux activités) tout particulièrement importants pour celui-ci.

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Source : Commission européenne
Auteur : Szymon BIELECKI