Chefs de chantiers et architectes
Cette famille professionnelle regroupe deux types métiers distincts. Les cadres, les
ingénieurs ou des chefs de chantiers (80 %), dirigent les chantiers dans le bâtiment et les
travaux publics. Les architectes (20 %) conçoivent les bâtiments et les ouvrages d’art, en
fonction de contraintes économiques et techniques, imposées par les maîtres d’ouvrage. Un
nombre limité d’entre eux travaillent dans les administrations, où ils assurent la rédaction et
le contrôle des cahiers des charges. Les effectifs de cette famille professionnelle subissent
de fortes variations selon la conjoncture française mais aussi internationale, dans la mesure
où, certains de leurs employeurs sont de grandes entreprises qui opèrent aussi sur de
nombreux chantiers à l’étranger. Sur la période 1997-2002, les emplois ont progressé de
12 % en cinq ans pour atteindre 186 000 en 2002. Le vieillissement de ces métiers est très
marqué : les plus de 50 ans représentent plus de 36 % des effectifs contre 26 % en 1990. Le
nombre de jeunes de moins de 30 ans est très faible, soit à peine 10 %, en 2002. Cette
tendance est liée à la relative faiblesse des embauches ces vingt dernières années. Les
femmes investissent petit à petit ces métiers mais leur part reste marginale : à peine 5 % en
2002.
Les régions où le poids de cette famille professionnelle est le plus significatif sont les
régions du sud-est, Rhône-Alpes, l’Ile-de-France, la Haute-Normandie et l’Alsace-Lorraine.
Des revenus hétérogènes
Si les architectes et les ingénieurs sont recrutés à des niveaux de qualification très élevés,
on compte encore de nombreux chefs de chantiers qui ont accédé à ces postes par promotion
interne. Comme souvent, le niveau de diplôme a progressé par rapport à 1990. En 2002,
46 % des cadres du bâtiment ont un diplôme de niveau supérieur ou égal à Bac+2, 10 % un
Bac général ou technique, 27 % un CAP ou un BEP et enfin 18 % ont seulement le BEPC
ou aucun diplôme.
La majorité ont des emplois stables et bien rémunérés. 83 % occupent un poste en CDI dans
le secteur public ou privé, et 13 % exercent en tant qu’indépendants. Pour l’ensemble de ces
métiers, les temps de travail sont élevés, soit plus de 42 heures par semaine en 2002. Les
revenus sont très hétérogènes entre le chef de chantier et l’architecte de renom. Toutefois la
moitié des cadres du bâtiment et des travaux publics gagne plus de 2 000 euros par mois
environ. 70 % des recrutements se font directement en CDI. Le salaire médian à l’embauche
est de 1800 euros par mois. Près de deux tiers des embauches concernent des actifs déjà
occupés. La mobilité est forte, et beaucoup de cadres accèdent à ces métiers par promotion
interne.
Le marché du travail : chômage, offres d’emploi…
Le chômage de ces cadres en 2003 se situe à un niveau relativement faible. Un tiers des
demandeurs d’emploi sont, en revanche, des chômeurs de longue durée. Parmi les
chômeurs, 18 % ont moins de 30 ans, en 2003. Près des trois quarts des offres
d’emploi proposées en 2003 portent sur des contrats de plus de six mois.

Source des informations : http://www.travail-solidarite.gouv.fr
L'emploi dans l'industrie - Portrait détaillés des métiers