L'utilisation d'effets spéciaux comme le flocage pour les revêtements a révolutionné notre environnement matériel. Les scientifiques ont tenté d'affiner les matériaux utilisés en améliorant leurs propriétés tout en diminuant leur impact sur l'environnement.
Notre environnement quotidien, de la maison à la voiture en passant par notre lieu de travail, est inondé par ces surfaces à effets. Parmi ces techniques, on trouve le flocage. Le flocage donne des propriétés esthétiques, il est doux au toucher et soyeux. D'un point de vue pratique, il possède des propriétés de réduction de la condensation, c'est un bon isolant et ses propriétés acoustiques peuvent être optimisées pour une adaptation en fonction de la demande, par exemple une diminution du bruit. Toutefois, il présente plusieurs inconvénients, le principal étant son impact négatif sur l'environnement. Les minuscules fibres textiles d'un diamètre inférieur au millième de centimètre flottant dans l'air peuvent provoquer des lésions pulmonaires et des maladies graves. Parmi les autres défauts du flocage, le coût, des limites dans la liberté de conception et dans le choix des effets possibles.
Le projet FFLIC financé par l'UE est conçu pour élaborer des revêtements de flocage innovants dépourvus de ces inconvénients majeurs. Parallèlement au développement de nouveaux matériaux, les chercheurs ont mis l'accent sur les méthodes d'investigation de leurs propriétés optiques et acoustiques en utilisant des modèles virtuels et également sur les moyens de diminuer les problèmes liés à leur fabrication. L'équipe de recherche de l'ECCS (European Centre for Coating and Surface Technology, ou centre européen pour la technologie des revêtements de surface), a étudié différentes formulations pour la production de ces matériaux de surface à effets.
À l'aide d'un liant ou adhésif développé par un partenaire du projet (Dupont), les scientifiques ont testé environ 60 supports. La composition finale de ce support peut être très variable. Ceci est dû aux multiples paramètres entrant dans sa composition tels que la taille des particules, la quantité utilisée, ainsi que ses caractéristiques structurales quand il dérive de poudre, de fibres, ou de gomme base, pour ne citer que quelques exemples.
Plusieurs formules différentes ont été sélectionnées sur la base de leur apparence finale et de leurs propriétés de pulvérisation. Les partenaires commerciaux ont poursuivi le processus de sélection en mettant à l'essai d'autres propriétés en fonction de leurs utilisations ultérieures. Outre la réduction apparente des fibres contaminant l'air, la sélection de ces nouveaux revêtements respectueux de l'environnement présente l'avantage d'utiliser des produits de déchets industriels. Deux des options ont été la gomme et le plastique, potentiellement problématiques en termes de recyclage.
Globalement, les améliorations techniques obtenues seront indispensables dans la quête pour des revêtements spéciaux bon marché et non polluants. L'effet net en sera sans aucun doute un accroissement de la compétitivité des entreprises européennes.
Source d'information: Cordis nouvelles - Résultat du programme GROWTH financé par l'UE
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