Pour réduire les conséquences des émissions de dioxyde de carbone (CO2) des voitures sur le changement climatique, des réglementations spécifiques ont été introduites dans le cadre du protocole de Kyoto. En vue de s'y conformer, la Commission Européenne a aligné sa planification stratégique sur les engagements volontaires de l'association des fabricants de voitures européens, japonais et coréens.
Les obligations imposées aux industries automobiles visent à répondre aux critères fixés par la convention de Kyoto au cours des années à venir. Des membres de l'industrie automobile s'efforcent dès lors de développer des composants de qualité exceptionnelle dans le but de réduire les émissions.
Dans le cadre du projet ELVAS, des chercheurs européens ont uni leurs forces avec deux partenaires industriels afin de remplacer la valve mécanique par une technologie d'actionnement à valve électromagnétique. Ils ont ainsi mis au point un actionneur équipé d'un aimant permanent au niveau du stator supérieur pour améliorer l'efficacité et garantir un fonctionnement continu (système à sécurité intégrée) du moteur.
Les performances des actionneurs et les options de conception ont été évaluées dans le cadre d'une modélisation par éléments finis au silice. Des vérifications expérimentales ont ensuite suivi, après qu'un actionneur fabriqué avec toutes les fonctions a été testé et a affiché des performances exceptionnelles.
Les partenaires du projet ELVAS ont atteint leurs objectifs avec des résultats remarquables, puisqu'ils sont parvenus à réduire les émissions de CO2 et la consommation de carburant (jusqu'à 15%) dans un moteur fonctionnel. En outre, le bruit de la voiture a été réduit (jusqu'à 10dB à 3 000t/min), le taux de recyclabilité des matériaux a atteint 100% et une réduction du poids de 25% a été obtenue par rapport aux systèmes traditionnels. Outre les résultats sans précédent obtenus, les coûts pourraient par ailleurs être optimisés en améliorant les performances en termes de puissance du convertisseur électronique.
Le savoir-faire à la base de cette nouvelle technologie a fait l'objet d'une demande de brevet, ce qui souligne son potentiel d'exploitation par les secteurs industriels automobiles et aérospatiaux. Certaines modifications devront néanmoins être encore apportées avant la commercialisation des produits finaux. Au-delà de cette limitation mineure, leurs performances avantageuses, en particulier pour ce qui est du fonctionnement à sécurité intégrée, leur garantissent une place importante sur le marché.