Trafic et Master sont commercialisés en France depuis décembre 2006 avec des
motorisations diesel compatibles au biodiesel B30. Trafic est disponible avec la
motorisation 2.0 dCi B30 développant 90 et 115 ch et Master avec le 2.5 dCi B30 de 100
et 120 ch. Ces moteurs pourront fonctionner au gazole ou avec un mélange contenant
jusqu’à 30 % de biodiesel (B30).
Avec ces modèles, Renault s’adresse particulièrement à ses clients disposant d’une
flotte de véhicules, et soucieux de réduire les émissions de CO2 de leurs véhicules.
Renault considère les biocarburants comme l’une des solutions les plus efficaces et
économiques pour maîtriser les émissions de CO2 à moyen terme, du fait de la facilité
d’appliquer ces technologies à des véhicules de grande série. Dans l’approche dite du « puits à la roue », leur bilan global est plus intéressant que celui des carburants
traditionnels : comparée à un moteur diesel, la réduction des rejets de CO2 d’un moteur
fonctionnant avec un taux de 30 % de biodiesel peut, selon la source végétale utilisée,
atteindre près de 20 %. Issus des végétaux ou de la biomasse, ils constituent de plus
une énergie renouvelable et diversifiée, qui permet de limiter la dépendance énergétique
aux carburants fossiles.
Le biodiesel ne représente cependant que l’une des facettes de la gamme de
biocarburant proposée par Renault. En 2007, Renault sera l’un des seuls constructeurs
automobiles à offrir à ses clients en Europe une double offre de véhicules compatibles
aux biocarburants. En plus de Trafic 2.0 dCi B30 et de Master 2.5 dCi B30, Renault
commercialisera au printemps 2007 une Mégane 1.6 16v 110 ch roulant au
bioéthanol E85.
Le « puits à la roue »
Afin de comprendre l’intérêt écologique des biocarburants par rapport aux carburants
d’origine fossile, il convient de se placer dans une approche globale, dite du « Puits à la
roue ». Celle-ci permet de dresser un bilan complet des émissions de CO2, depuis la
production du carburant jusqu’à sa consommation lors de l’utilisation du véhicule. Dans
le cas des carburants fossiles, le CO2 est émis pendant les phases de production
(extraction et raffinage du pétrole), de transport et d’utilisation du véhicule. Les
biocarburants étant issus de la biomasse, le CO2 émis par un véhicule roulant au
biodiesel est celui qui a été absorbé par les plantes (phénomène de photosynthèse) qui
ont servi à sa production. Le CO2 absorbé par la plante lors de sa croissance peut ainsi
être soustrait au total des émissions. L’utilisation des ressources locales pour la
production des biocarburants permet également de limiter les émissions de CO2 liées à
l’acheminement des carburants (transport maritime ou routier) vers les sites de
distribution. Le bilan global des biocarburants est ainsi beaucoup plus intéressant que
celui des carburants traditionnels.

En complément de ses applications dans le domaine des biocarburants, Renault s’est
engagé à développer une palette de technologies économiquement abordables pour ses
clients. Ces technologies permettront de baisser les émissions de CO2 de ses véhicules
et de limiter le réchauffement climatique. Dans ce but, Renault étudie une solution de mobilité basée sur l’énergie électrique et travaille sur la mise au point d’une pile à
combustible dans le cadre de l’Alliance. L’objectif visé par Renault est de figurer parmi
les 3 meilleurs constructeurs automobiles mondiaux pour les émissions de CO2.
(1) Le biodiesel est un ester méthylique d’huile végétale. A partir de plantes oléagineuses,
principalement le colza et le tournesol en Europe, mais aussi le soja ou la palme dans d’autres
régions du monde, on extrait de l’huile que l’on fait réagir avec du méthanol (procédé dit de
« transestérification »). On obtient ainsi du biodiesel que l’on mélange au gazole. Lorsque la
proportion de biodiesel dans le gazole atteint 30%, on parle de B30.