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nanosciences et nanotechnologies représentent potentiellement un énorme marché
à l'avenir, ce dont le Royaume-Uni, ou UK plc dans son acception économique, a
parfaitement pris conscience. Déjà, dans leur enquête sur les nanotechnologies,
les députés de la Chambre des Communes recommandaient au gouvernement britannique
de s'assurer que le Royaume-Uni se trouve aux avant-postes des initiatives internationales
pour la normalisation des nanotechnologies.
Dans la réponse que
le gouvernement britannique avait apportée à ce rapport, l'exécutif rappelait
que le Royaume-Uni avait contribué à l'établissement d'un groupe de travail au
sein du Comité Européen de Normalisation (CEN), le groupe WG 166. Mais le pays
a également pris une part active dans la création, en 2005, du Comité Technique
229 de l'Organisation internationale de normalisation (ou ISO pour International
Organization for Standardisation) à tel point que le Royaume-Uni en assure la
présidence et le secrétariat jusqu'en 2010. C'est tout naturellement que la première
réunion de ce comité, aussi appelé ISO/TC 229, s'est tenue à Londres du 9 au 11
novembre 2005. La rencontre, qui réunissait des délégations de 22 pays dont l'AFNOR
(Assocation Française de Normalisation) pour la France, était organisée par la
British Standards Institution (BSI, l'organisme de normalisation britannique)
qui assure la présidence et le secrétariat. Elle a été marquée, entre autres,
par la participation de Lord Sainsbury, ministre britannique de la science et
de l'innovation. Le travail du comité TC 229 recouvre tout le domaine de
la normalisation des nanotechnologies, en particulier la classification, la terminologie
et la nomenclature, la métrologie de base, la caractérisation (y compris l'étalonnage
et la certification) ainsi que les questions de risque et d'environnement. Les
méthodes d'essais portent notamment sur la détermination des caractéristiques
physiques, chimiques, structurelles et biologiques des matériaux ou dispositifs
dont la performance, dans le cadre d'une application donnée, dépend de façon critique
d'une ou plusieurs dimensions de l'ordre d'1 à 100 nanomètres. Le domaine des
travaux du comité technique comprend, d'une part, les méthodes d'essai pour des
applications et, d'autre part, des normes de produit. Le comité regroupe 23 pays
participants et 9 pays observateurs. La réunion de Londres constituait
l'occasion pour les pays participants de discuter et de déterminer le domaine
d'action du comité ainsi que d'évaluer sa structure. Le BSI a proposé quatre axes
principaux pour le développement de normes ISO dans le domaine des nanotechnologies
: - la terminologie ; - la métrologie et les méthodes de test ; -
la santé, la sécurité et l'environnement ; - les produits et procédés. L'organisation britannique souhaite qu'en offrant
aux scientifiques et ingénieurs un vocabulaire et des méthodes communs, la normalisation
des nanotechnologies permette un développement et une production plus rapides
et plus sûrs des produits. Le BSI estime que cette réunion constitue un jalon
important pour s'assurer que UK plc joue un rôle de premier plan dans la création
de normes qui soutiendront, au Royaume-Uni, la croissance de cette industrie émergente.
Le BSI dispose également de son propre comité sur les nanotechnologies
appelé NTI/1. Etabli en juin 2004, il est présidé par le Dr Peter Hatto qui occupe
également les fonctions de président du comité technique de l'ISO. Le comité se
réunit typiquement quatre fois par an et son programme inclut : - un sondage
des acteurs britanniques des nanotechnologies destiné à établir les besoins de
normalisation dans le domaine ; - la rédaction de la charte de vocabulaire
PAS 71 pour les nanoparticules (que l'on peut obtenir librement à l'adresse suivante
: http://www.bsi-global.com/Manufacturing/Nano/Download.xalter) ; - l'information
du groupe de travail européen WG 166, que le BSI préside, sur le besoin de la
création d'un comité technique au niveau européen ; - l'évaluation et le commentaire
des rapports nationaux ou internationaux pertinents sur les nanotechnologies.
La
participation britannique à l'éventuel comité technique du CEN sur les nanotechnologies
constitue l'une des priorités principales du comité. Cet objectif illustre bien
la volonté du gouvernement britannique d'occuper une place stratégique dans tout
ce qui touche à la normalisation des nanosciences et des nanotechnologies.
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