| L'Office
fédérale de l'Environnement allemand (UBA) met en avant l'obligation de "l'étiquetage"
de l'électricité, mais précise qu'il ne faut pas encore attendre trop de cet outil.
L'Institut pour l'écologie (Öko-Institut e.V.) présente ses critiques par rapport
au mode de calcul développé par la Fédération économique électrique (VDEW).
Depuis
le 15 décembre 2005, les fournisseurs d'électricité allemands doivent informer
les consommateurs sur les sources de l'électricité vendue, la production de dioxyde
de carbone et les déchets radioactifs générés. Cette information permet aux clients
de choisir leur fournisseur non seulement en fonction du prix mais aussi de l'origine
de l'électricité. Cette mesure est conforme à la loi sur l'économie de l'énergie
(EnWG), entrée en vigueur en juillet 2005, et découle d'une directive de l'Union
Européenne de 2003. Cependant, l'introduction du dispositif soulève
des questions aussi bien pour l'établissement du bilan de l'origine de l'électricité
que pour la mise en forme de l'information. D'après l'Institut pour l'écologie,
le système d'information n'est pas performant, il critique notamment le mode de
calcul proposé par la VDEW (la proportion des différents porteurs d'énergie serait
systématiquement erronée : proportion d'électricité écologique plus élevée et
proportion d'énergie issue des centrales au charbon et de nucléaire minimisée). Les
experts de l'Institut de l'écologie travaillent actuellement pour réduire ces
erreurs. Une autre critique est la façon non homogénéisée de présenter les données
des fournisseurs d'électricité (possibilité d'utiliser des diagrammes, des graphiques
ou simplement du texte). L'Institut de l'écologie est favorable à une présentation
des données uniforme et facilement compréhensible pour le client. L'UBA va
étudier ces critiques et observer le marché afin de présenter des propositions
d'amélioration et garantir au client une information précise.
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