Les
diodes sont parmi les composants les plus développés par l'industrie microélectronique
actuellement et avec la réduction des tailles, de nouveaux matériaux sont recherchés
pour continuer leur intégration. Alors qu'une diode classique est constituée de
la jonction de deux matériaux semiconducteurs de type p et n, il est quasiment
impossible de réaliser cette structure à partir d'un nanotube.
L'année dernière, des chercheurs de General
Electrics Global Research à New York avait pallié ce problème en connectant chaque
moitié d'un nanotube à une grille, l'une étant chargée négativement et l'autre
positivement, mimant le comportement d'une diode. Dans la nouvelle structure réalisée,
les chercheurs ont suspendu le nanotube entre deux pièces de SiO2 constituant
les grilles.
En appliquant des polarisations négative et positive sur chaque
grille, les chercheurs ont créé une diode parfaite à partir du nanotube et lui
ont même découvert des propriétés photovoltaïques intéressantes. General Electrics,
qui finance cette recherche, espère développer un nouveau type de cellule solaire
à faible coût à partir de ces montages.
Une autre recherche récente des
laboratoires de UC San Diego et d'un chercheur de la Clemson University en Caroline
du Sud, pourrait ouvrir la voie au développement de transistors composés de nanotubes
de carbone à plusieurs branches. La faible taille d'un tel système (des dimensions
d'une dizaine de nanomètres) combinée à des capacités de commutation élevée, rendent
attrayante cette nouvelle recherche.
Fig1
: la création d'un nanotube double à partir de particules catalytiques
transforme le nanotube simple en transistor autonome. Source : Nature
Les
chercheurs ont d'abord fait croître des nanotubes simples puis leur ont greffé
un nouveau nanotube. La méthode consiste à insérer des nanoparticules de fer-titane
catalytiques dans le nanotube simple. A partir de cette particule, ils ont réussi
à faire croître un nouveau nanotube et ainsi créer un embranchement. Les nanotubes
doubles résultants sont conducteurs et le courant dans les deux branches varie
directement en fonction du courant appliqué à la tige principale.
Contact
- Source : http://physicsweb.org/articles/news/9/8/11/1 - Rédacteur : Michael
Nique, San Francisco